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Wave-02

Creative technologist working in sound art and interactive scenography. Works range from video installation to large scale robotized machinery. Laptop performer and software artist. Works showcased in concert, exhibition and dance format. Course lecturer of audiovisual composition and physical computing at University of Montreal since 2010.

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Artiste numérique travaillant principalement en art sonore et scénographie interactive. Oeuvres vont de l’installation vidéo à la machinerie robotisée à grande échelle. Laptop performer et artiste logiciel. Oeuvres présentées en concerts, expositions et en danse. Chargé de cours en composition audiovisuelle et informatique physique à l’Université de Montréal depuis 2010.



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I think that nobody has direct access to sound, and that therefore everything is an interface. A score, a musical instrument, a software or a programming language is an interface that imposes a singular vision – often aesthetically or at least conceptually driven – on a creative output. Performative technology, which is central to my practice, enables me to create my own interfaces (software, DMI, mechanical, etc) and develop a personal relationship to machinery. My recent research in this area focuses on developing software and hardware to create electromechanical interfaces for sound composition. Often presented in arrays of simple robotic articulations, the machines I create possess physical specificities that shape interactions on stage and influence the work as a whole. I consider that sound composition is embedded in every step of development, from machine design to coding and performing.

The concept behind musique concrete’s deep listening conditions the symbolic resonance of my works. It sheds a light on the visual and physical aspects of my work that is rooted in the very nature of sound. Deep listening is translated from “reduced listening” (écoute réduite) in French, meaning that the object of one’s attention is reduced or focused on the formal aspect of a sound, leaving its narrative qualities aside. I often use the expression reduced vision (regard réduit) to qualify my approach to image or physical movement. As if there was an apparent similarity between the perception of abstraction in general as a composite of movements, shapes and colors and the perception of “meaning” in music. Engaged in play on meaning itself rather than conceptual art, I use elements that can orient reception, but my work isn’t centred on message; I open the door to certain types of reading, while inviting the viewer to abandon the necessity to render meaning.

–FR
Je pense que personne n’a un accès direct au son et que conséquemment tout est une interface. Une partition, un instrument de musique, un logiciel ou un langage de programmation est une interface qui impose une vision singulière – souvent esthétique ou du moins conceptuellement dirigée – à la création. La technologie de la performance, qui est au centre de ma pratique, me permet de créer mes propres interfaces (logiciel, DMI, mécanique, etc.) et de développer une relation personnelle avec les outils numériques. Mes recherches récentes dans ce domaine se concentrent sur le développement de logiciels et de matériels pour créer des interfaces électromécaniques pour la composition sonore. Souvent présentées en ensembles d’articulations robotiques simples, les machines que je crée possèdent des spécificités physiques qui façonnent les interactions sur scène et influencent la création dans son ensemble. Je considère que la composition sonore est intégrée à chaque étape du développement, de la conception machine au codage et à l’exécution.
L’écoute réduite conditionne la résonance symbolique de mes œuvres. Elle jette un éclairage sur les aspects visuels et physiques de mon travail qui sont enracinés dans la nature même du son. L’écoute réduite consiste à appréhender un son par ses aspects formels en laissant de côté ses qualités narratives. J’utilise souvent l’expression regard réduit pour qualifier mon approche de l’image ou du mouvement physique. Comme s’il y avait une ressemblance apparente entre la perception de l’abstraction en général comme un composite de mouvements, de formes et de couleurs et la perception du «sens» en musique. Engagé dans un jeu sur le sens lui-même plutôt que vers un travail de nature conceptuel, j’utilise des éléments qui peuvent orienter la réception, mais mon travail n’est pas centré sur le message; J’ouvre la porte à certains types de lectures, tout en invitant le spectateur à abandonner la nécessité de produire du sens.